Iran, restons solidaires, le silence tue

Appel à rassemblement  Dijon

samedi 14 février à 16h30 place de la Libération

Le 28 décembre, les Iraniennes et les Iraniens sont descendus dans la rue, d’abord pour dénoncer le coût de la vie et rapidement pour se libérer du joug de la dictature criminelle, théocratique, militarisée et patriarcale de Khamenei.

À Téhéran, à Chiraz, à Yazd, dans de grandes villes et de petits villages, des centaines de milliers de personnes manifestent et crient leur aspiration collective à la liberté, la démocratie et la dignité.

Devant l’ampleur de la révolte, la dictature a choisi une fois de plus de répondre par la violence et la terreur.

Selon de nombreux rapports, plus de 40 000 personnes ont été tuées et des milliers d’autres se trouvent actuellement dans les files d’attente pour être exécutées.

Parallèlement, le régime iranien cherche à dissimuler et à nier ses crimes en imposant des coupures généralisées d’internet, du téléphone et des messageries à travers tout le pays.

Malgré les morts, les blessés, les arrestations arbitraires et les disparitions forcées, le peuple iranien continue de résister avec courage et détermination.

Liberté, démocratie et dignité sont l’avenir que les Iraniens construisent eux-mêmes, sans sauveur suprême.

Les Iraniens sont les seuls maîtres de leur destin, qu’ils doivent pouvoir choisir à travers des élections libres.

 

Nous appelons les autorités françaises et les institutions européennes à reconnaître les crimes commis par le régime iranien et à exiger que les responsables politiques et les dirigeants de ce régime soient condamnés et poursuivis pour crimes contre l’humanité.

Nous, acteurs et actrices de la société civile, exprimons notre entière solidarité avec la lutte du peuple iranien contre l’oppression et la tyrannie.

Solidarité avec les Iraniennes et les Iraniens en lutte pour la démocratie et la liberté.

Femme, vie, liberté – car ce sont les femmes qui, en reprenant le pouvoir, rétablissent l’équilibre dans les sociétés et réduisent la violence dans le monde !

Cette révolution s’inscrit dans la continuité de la grande révolution « Femme, Vie, Liberté », qui a commencé avec la mort de Mahsa Amini et s’est rapidement répandue à travers le monde.

Premiers signataires :  Des iranien·nes de Dijon, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Amnesty international Dijon, FSU, Cimade, SOSrefoulement, ACO, MRAP, ARAC2, la Maison Phare, SOS Racisme, Attac 21, SAF, laVapeur, UJFP