Contrat d’Avenir où l’art de ménager la chèvre et le chou.

lundi 29 octobre 2012
par  F Chambarlhac
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11 septembre 2012, date haute en signification s’il en est, Michel Sapin, ministre de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, présente le projet de loi « portant créations des emplois d’avenir ».
En professionnel de l’insertion ayant vu défiler quelques contrats spécifiques depuis quelques décennies, TUC-SIVP-CES-CEC, on ne peut que déplorer le manque d’imagination du nouveau gouvernement. En effet, le contrat d’avenir a déjà existé et il n’y a pas si longtemps, rappelez-vous les CAE et les CAV d’avant les CUI ! Mais bon, le changement peut être ailleurs que dans le vocabulaire.
Alors les contrats d’avenir, ce sont des contrats pour les jeunes qui en ont le plus besoin et notamment les jeunes issus des quartiers difficiles, les ZUS.
Ils sont destinés aux Jeunes sans qualification mais pas que… « Parfois, nous le savons tous ici, le diplôme n’est pas une garantie absolue… . Le projet prévoit donc que les jeunes peu qualifiés soient éligibles aux Emplois d’avenir lorsqu’ils rencontrent des difficultés particulières d’accès à l’emploi, tout comme le seront de manière ciblée dans des zones d’emploi particulièrement difficiles, comme vous l’avez souhaité en commission, des jeunes ayant dépassé le baccalauréat. »
Ils sont pour les jeunes (critère moins de 26) mais pas que… « Vous avez souhaité en commission introduire une dérogation à la limite d’âge pour les jeunes reconnus en qualité de travailleurs handicapés : cela me semble légitime. »
Ils sont réservés au secteur marchand, mais pas que… « Nous ne souhaitons pas les exclure (les entreprises du secteur marchand) de la dynamique des Emplois d’avenir car dans des secteurs
spécifiques, certaines pourront proposer des parcours intéressants pour les jeunes, sur des métiers proches de ceux offerts dans le secteur non-marchand . »
Les contrats sont de 3 ans, mais pas que… « Il est probable que certains employeurs, et certains jeunes aussi, ne souhaiteront pas ou ne pourront pas s’engager d’emblée pour trois ans, c’est pourquoi nous prévoyons la possibilité que l’Emploi d’avenir commence sur une durée d’un an et puisse être renouvelé ensuite. » »Il pourra être prolongé au-delà de la durée des 3 ans… ».
Les jeunes sont recrutés sur du temps plein, mais pas que… « Notre idée est que l’Emploi d’avenir ne soit pas un carcan rigide mais puisse s’adapter aux besoins concrets de la situation de travail. »
Ultime exception, les contrats d’avenir professeurs, ils ne peuvent être tenus par des jeunes sans qualification, ils ne devraient pas être à temps plein sinon comment concilier travail et études mais ils seront conclus pour 36 mois soit 3 ans. Exception mais pas que !
Si les missions locales sont de fait des prescripteurs privilégiés des contrats d’avenir, nul doute que nous allons, nous aussi être amené à orienter et gérer pour le compte de l’Etat cette nouvelle mesure. On nous parle en effet de dématérialisation des contrats au même titre que pour les CUI. Chouette non, les futurs entretiens EID ? Mais pas que…


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